À quelques mois du coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, qui se tiendront du 31 octobre au 13 novembre 2026 à Dakar, le tir sportif retrouve un écho particulier dans le paysage sportif mondial. Cet événement, premier rendez-vous olympique organisé sur le sol africain, promet d’être une vitrine majeure pour les disciplines traditionnelles du sport de précision et pour les jeunes athlètes du monde entier.
Le tir sportif, discipline consistant à utiliser une arme à feu pour toucher avec précision une cible fixe ou mobile, est pratiqué depuis des siècles et s’est structuré en une activité compétitive reconnue internationalement. Dans les compétitions modernes, il se divise notamment en épreuves de carabine, de pistolet et de tir aux plateaux, chacune exigeant concentration, maîtrise technique et sang-froid.
Historiquement présent aux Jeux olympiques classiques, le tir a également été intégré très tôt au mouvement sportif mondial. Sa pratique organisée remonte à plusieurs siècles en Europe, avec des clubs existant depuis plus de 500 ans, tandis que des fédérations comme la National Rifle Association of America ont contribué à structurer le sport au XIXᵉ siècle.
Un rôle fédérateur aux JOJ Dakar 2026
Pour les JOJ Dakar 2026, le tir a été confirmé comme faisant partie du programme d’engagement de l’événement, apportant ainsi une plateforme de promotion et de découverte auprès des jeunes publics. Bien qu’il ne fasse pas partie du programme de compétition officielle (réservé à 25 sports), la présence du tir dans le programme d’engagement témoigne de l’importance accordée à cette discipline dans l’éducation sportive et l’inclusion des jeunes athlètes.
Les JOJ Dakar 2026 ne sont pas seulement une série d’épreuves sportives : ils incarnent une célébration de la jeunesse, de l’espoir et du partage à l’échelle mondiale, rassemblant environ 2700 jeunes athlètes âgés de 15 à 18 ans. À travers cet engagement, le tir sportif s’inscrit dans cette dynamique mondiale, offrant une vitrine et une source d’inspiration pour les jeunes passionnés de précision, de discipline et de compétition.
La Fédération sénégalaise de Tir et Chasse regroupe plusieurs disciplines de tir sportif (pistolet libre 50 m, pistolet vitesse olympique 25 m, pistolet 10 m air comprimé, skeet, ball trap, etc.) et compte plusieurs centaines de membres affiliés (environ 500 en 2013), répartis dans au moins 8 clubs civils et militaires.
Au Sénégal, la saison 2024-2025 a vu des compétitions nationales, comme la coupe du président de l’Assemblée nationale où des tireurs comme Justin Chen et Sokhna Niang se sont distingués. D’autres compétitions fédérales au pistolet et à l’air comprimé ont déjà eu lieu, montrant une dynamique sportive interne. Le Sénégal envoie aussi des tireurs aux championnats du monde de tir sportif, par exemple aux Mondiaux 2025 au Caire, avec une délégation d’athlètes entraînés au sein de structures locales.
Lors des championnats du monde de tir sportif, les tireurs sénégalais ont participé et réalisé des résultats notables dans certaines catégories : par exemple, l’équipe a obtenu une 11ᵉ place au classement mondial dans certaines épreuves avec des scores compétitifs (pistolet air comprimé, 50 m, etc.).
Le président de la Fédération sénégalaise de tir et chasse (FSTC), Mamadou Bâ, a été élu, en novembre dernier, premier vice-président de la Confédération africaine de tir, en marge des championnats du monde de tir et de chasse à Wedian (Egypte).
Un héritage durable pour le sport africain
Outre les performances, l’événement vise à laisser un héritage durable pour la jeunesse africaine, favorisant l’accès au sport et aux valeurs olympiques. Les organisateurs soulignent l’opportunité unique que représentent ces Jeux pour le continent, tant sur le plan sportif que culturel.
Ainsi, à l’approche de Dakar 2026, le tir sportif, tout en restant fidèle à ses traditions, se présente comme une discipline capable de fédérer autour des valeurs de respect, d’excellence et d’amitié, des valeurs qui font partie intégrante de l’esprit olympique.
