Le karaté, sport d’engagement aux Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, repose sur des techniques de défense et d’attaque utilisant principalement les coups de poing, de pied et les déplacements du corps. La pratique compétitive s’articule autour de deux épreuves principales : le kata, qui consiste en l’exécution codifiée de mouvements simulant un combat contre des adversaires imaginaires, et le kumite, qui correspond à des affrontements entre deux athlètes selon des règles strictes garantissant la sécurité et l’équité.
Les origines du karaté remontent à l’île d’Okinawa, au Japon, où il s’est développé à partir de techniques de combat locales influencées par les arts martiaux chinois. Le karaté moderne s’est structuré au début du XXᵉ siècle, avant de se diffuser largement à l’international. La Fédération mondiale de karaté (World Karate Federation – WKF) a été fondée le 10 octobre 1970 à Tokyo, au Japon, initialement sous le nom de World Union of Karate-do Organizations (WUKO). C’est par la suite qu’elle est renommée World Karate Federation au début des années 1990 pour devenir l’organisme mondial de référence reconnu par le Comité International Olympique (CIO).
Aujourd’hui, la World Karate Federation regroupe 201 fédérations nationales affiliées et a pour président par l’espagnole Antonio Espinós. Des pays comme le Japon, la France, l’Italie, l’Espagne ou encore la Turquie figurent parmi les grandes nations du karaté, régulièrement présentes sur les podiums des compétitions mondiales et olympiques.
En Afrique, le karaté est structuré au sein de la Fédération africaine de karaté dirigée par Souleymane Gaye. Il connaît un développement soutenu à travers le continent. Des pays tels que l’Égypte, le Maroc, la Tunisie et le Sénégal se distinguent par leurs performances et par la structuration progressive de la discipline, portée par des programmes de formation et de détection des jeunes talents.
Le Karaté a été introduit au Sénégal vers les années 1967, par un conseiller technique français du nom de Maître PICARD, lequel a été envoyé par la France pour développer au Sénégal le Judo et le Karaté.
C’est ainsi que Me PICARD parallèlement au Judo a formé les premiers Karatékas sénégalais, au sein de la Fédération sénégalaise de Judo et Disciplines associées (FSJDA). Le Karaté s’est ainsi développé au sein de la FSJDA en tant que discipline associée jusqu’en 1981 où il est sorti de la FSJDA pour devenir la Fédération Sénégalaise de karaté et disciplines associées (FSKDA).
Entre temps, beaucoup de ceintures noires ont été formées, sous la conduite des pionniers que sont, entre autres, Maîtres Fernand NUNES, Cheikhou Oumar TALL (DCD), Alioune Badara HANE, Alioune Badara DIACK, El Hadj DIAGNE (DCD), Bouna NDAO.
À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, le karaté s’affirme comme une discipline porteuse de fortes valeurs. Par son exigence technique, son respect des règles et son esprit de fair-play, il s’inscrit pleinement dans la vision des Joj Dakar 2026 : faire du sport un levier d’épanouissement, d’inclusion et de dialogue entre les jeunesses du monde.
