Le stade Abdoulaye-Wade de Diamniadio a accueilli, ce samedi 31 octobre 2026, la cérémonie d’ouverture des 4e Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) d’été. En présence du président de la République, Bassirou Diomaye FAYE, de la présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty COVENTRY, et du président du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ), Mamadou Diagna NDIAYE, le chef de l’Etat a officiellement « proclamé » ouverts ces Jeux, une première historique pour le continent africain.
Dans une enceinte illuminée et portée par l’enthousiasme du public, le Sénégal a donné le coup d’envoi de ce rendez-vous mondial placé sous le signe de la jeunesse, du sport et du partage. 206 délégations venues du monde entier ont pris part à cette célébration, marquée par le défilé des athlètes, accueillis par les applaudissements des spectateurs.
Au-delà du cérémonial olympique, le spectacle a mis en lumière la richesse culturelle du Sénégal et la diversité artistique africaine. Pendant près de deux heures, les prestations musicales, les danses traditionnelles, les chorégraphies contemporaines et les jeux de lumière ont rythmé la soirée. Les Rosettes, Kiné Laam, Baba Maal, Daara J, DIP Doundou Guiss et Souleymane Faye ont notamment contribué à cette célébration. La démonstration du Bakku, danse traditionnelle des lutteurs sénégalais, a également constitué l’un des temps forts du programme.

Photo de Leopold Soglo/ZUMA Press Wire
La fraternité au-delà de la compétition
La présidente du Comité International Olympique (CIO) Kirsty COVENTRY, s’est réjouie de cette soirée historique pour l’Afrique et le Sénégal. Elle a déclaré : « telle est l’Afrique, que je suis si heureuse de faire découvrir au monde ».
« Je dois vous dire que cela me remplit d’une immense fierté. Je suis fière d’être originaire du Zimbabwe. Je suis fière d’être une femme africaine. Et je suis tellement fière que notre continent accueille le Mouvement olympique pour la toute première fois », a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, le président du COJOJ, Mamadou Diagna NDIAYE, a invité les jeunes participants, âgés de 14 à 17 ans et venus de près de 200 pays, à faire de ces Jeux un moment de fraternité, de partage et d’unité, au-delà des résultats sportifs.
« Pendant 15 jours, oubliez ce monde. Ici, votre adversaire n’est pas un ennemi, il est celui qui vous fait devenir meilleur », a-t-il déclaré, rappelant que la compétition doit aussi être un espace de respect mutuel et de rapprochement entre les peuples.
Pour le dirigeant, la réussite de Dakar 2026 ne se mesurera pas uniquement aux performances des athlètes. « Le plus beau record ne sera pas en secondes ou en médailles. Ce sera celui de l’unité que vous ferez naître ici », a-t-il lancé aux jeunes sportifs.
Mamadou Diagna NDIAYE a également présenté ces Jeux comme un message adressé au monde par l’Afrique, déterminée à démontrer sa capacité à accueillir un événement d’envergure internationale. « Nous ne voulons pas être une parenthèse, nous voulons être une référence », a-t-il conclu.
La flamme olympique, symbole du rendez-vous
Les interventions officielles ont précédé la proclamation solennelle de l’ouverture des Jeux par le président de la République, Bassirou Diomaye FAYE, consacrant le lancement de cette quatrième édition des JOJ d’été.
L’allumage de la vasque olympique a constitué l’un des moments les plus attendus de la cérémonie. Après un relais de plus de 3 600 kilomètres à travers les 14 régions du Sénégal, la flamme est arrivée au stade Abdoulaye WADE pour marquer symboliquement l’ouverture de la compétition.
Le céiste sénégalais Jean-Pierre BOURHIS et la spécialiste du triple saut Saly SARR ont figuré parmi les premiers relayeurs. Ils ont ensuite passé le flambeau à Amadou Dia BA, seul médaillé olympique du Sénégal, avant que le jeune escrimeur Abdourahmane Marième SY ne procède à l’allumage de la vasque.
Avec cette cérémonie, Dakar entre dans l’histoire olympique en accueillant pour la première fois en Afrique un événement olympique. Le Sénégal ouvre ainsi ses portes à la jeunesse sportive mondiale, avec l’ambition de faire de ces Jeux une vitrine de son hospitalité et de la richesse culturelle du continent, mais aussi un symbole durable d’unité entre les peuples.
